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  COMMUNIQUÉ DE PRESSE




L'UNCCAS dénonce les restrictions d'accès à
l'aide médicale d'Etat (AME)


Paris, le 16 décembre 2010


Réunis hier à Paris, les membres du conseil d’administration de l’UNCCAS ont dénoncé les restrictions apportées aux conditions d’accès à l’Aide Médicale d’Etat (AME), votées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, adopté ce 15 décembre 2010.


Réunis hier à Paris, les membres du conseil d’administration de l’UNCCAS ont dénoncé les restrictions apportées aux conditions d’accès à l’Aide Médicale d’Etat (AME), votées dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, adopté ce 15 décembre 2010.

L’UNCCAS, dont les adhérents sont confrontés aux difficultés des personnes en précarité sur leur territoire, qu’elles soient en situation régulière ou non, regrette notamment l’adoption de deux dispositions :

- l’instauration d’un forfait annuel de 30€ pour bénéficier de l’AME, accordée aujourd’hui aux étrangers en situation irrégulière disposant de moins de 634€ par mois. L’UNCCAS souligne un risque de renoncement aux soins conduisant à terme à des situations plus complexes et donc plus coûteuses. De manière générale, les différentes enquêtes de l’UNCCAS montrent que les soins sont la première des dépenses sacrifiées par les personnes en difficulté ;

- la réduction du panier de soins couverts par l’AME aux seuls actes considérés comme les plus importants.

Au final, alors que l’IGAS avait estimé en 2007 que les dépenses relatives à l’AME correspondaient à de véritables soins, avec des risques de fraude limités et donc parfaitement justifiées en termes de santé publique, l’UNCCAS s’inquiète de l’impact de ces nouvelles dispositions en terme justice sociale.

Les membres du Conseil d’administration de l’UNCCAS et son président, Patrick Kanner, ont rappelé que ces décisions intervenaient dans un contexte de fortes inégalités sociales dans notre pays





Contact presse
Hélène-Sophie Mesnage, 03 20 28 07 55, hsmesnage@unccas.org

L'UNCCAS :
L’Union nationale des CCAS regroupe 3830 centres communaux et intercommunaux d’action sociale (5800 communes) dont l’action au quotidien concerne 65% de la population.